J'ai mal à la gorge. J'ai la voix bizarre. Et j'ai un affreux goût de résine dans la bouche (pour le dernier point je remercie chaleureusement m'sieur l'dentiste :p).

« La faim me tiraille et le froid immobilise mes pieds. Je recherche désespérèment un point où accrocher mon regard. Le reflet de mes converses me retient quelques minutes.
Hypnotisante immobilité.
Le froid, la faim et l'ennui me mettent dans un état de ferveur rédactrice. Un tunnel bouche mes oreilles sans me perturber pour autant. J'essaie vainement d'arrêter le flot de pensées de ma tête. Ils me regardent écrire, moi, tordu dans un fauteuil SNCF qui n'a de confortable que l'apparence. Ils sont curieux.
Et moi aussi. »

Maupassant m'inspire dirait-on...

[...]

Je me demande. Pourquoi fuit-on ? Les problèmes...le bonheur aussi un peu. Peut-on finir sa vie sans regretter ces phrases auxquelles on a pas donné suite ? Ou cette ingratitude envers ces yeux silencieux (et bleus !) ? Est-ce simplement de la peur ? La peur du regard des autres qui fait qu'on s'isole dans une normalité restrictive et dénuée d'avenir ? L'illusion de la normalité comme protection du regard des autres, ne pas ajouter au 'reste' les jugements. La normalité devient au fur et à mesure plus insidieuse, plus 'obligatoire'. D'autant plus que c'est provisoire. N'est-ce pas la fuite dans la normalité qui est la plus destructrice au niveau de la personnalité ?

[. . .]

Soko

Because...You're the man, I'm the girl...we'd be good together.
I read today...in a magazine, that men don't like girls who are...
shy and sad.
I still hope that hats and boots can get along together.