Et qu'il brûle, comme un homme entre tes doigts
par Kolia, vendredi 2 avril 2010 à 23:01 | General
par Kolia, vendredi 2 avril 2010 à 23:01 | General
par Kolia, mercredi 27 janvier 2010 à 13:14 | General
Je vais fermer boutique je crois.
Adieu les gens.
- Pavel.
par Kolia, samedi 31 octobre 2009 à 01:22 | General
« Mais fils de ton fils
Ou fils d'étranger
Tous les enfants
Sont des sorciers
Fils de l'amour
Ou fils d'amourettes
Tous les enfants
Sont des poètes
Ils sont bergers
Ils sont rois mages
Et font des nuages
Pour mieux voler. »
Chaque battement augmente d'un cran ta colère,
Toi futur mutin qui n'est encore qu'un rameur,
La révolte bat dans ton cœur
Comme le tambour d'une galère.
par Kolia, lundi 12 octobre 2009 à 18:15 | General
Hungry darkness of living.
Il faut faire du bruit, il faut vivre fort. Ne jamais s'arrêter, et aimer ce qu'on vit. Il faut du courage, des montagnes et des océans de courage. Ouvrir les yeux à n'en plus pouvoir. L'horizon mortel qui se rapproche et ses nuages qui paraissent pourtant si lointains. Portés par le vent. Des points si petits et tellement inoubliables qui ponctuent cet immense passé qui s'efface tout doucement. Brutale douceur des mots qui s'en vont. Méchante douleur des morts qui viennent.
Toujours s'en remettre à tes demains pour qu'ils te tiennent.
Invasion corrosive et amère des sens.
Et tes yeux enfin lucides
Ne verront que le vide.
« Comme des porteurs de sinistres flambeaux,
les hommes de misère transmettent d'âge en âge
la contagion de leurs rêves isolés. » G.B.
par Kolia, lundi 31 août 2009 à 12:07 | General
J'voudrais m'allonger sur ta jambe de bois. J'voudrais mourir entre tes bras. Mais tu n'existes pas. Alors je t'invente. P'tite conne. Tu es la femme-idée. Tu es la fille-objet. Sujet de tous mes désirs. Sujet de tous mes soupirs. Tu n'es en face de moi que lorsque mes paupières couvrent l'horizon de ma rétine. Sans toi le bonheur n'existe pas. Tu es la religion de mon désespoir. La déesse de mon espoir. Et tu mourras un jour. Quand dans mes bras tombera une de tes rivales de chair et de sang. De fleur et d'encens. Tu disparaitras dans les nuées sombres de ma mémoire. Peut-être un jour tu reviendras. Peut-être un jour tu apparaîtras. Au coin d'une rue plutôt qu'au détour d'un songe. Sauras-tu alors ? Que tu es la plus grande de celles que j'ai aimé. Et que mon amour pour elles n'était que ton pâle reflet.
par Kolia, dimanche 30 août 2009 à 22:11 | General
A vingt centimètres du précipice. Et l'abîme court sous mes pieds. Le vide s'envole et le monde change. S'écrase. Se dilue dans le bleu du ciel. Quelques secondes et c'est la vie devant mes yeux. Quelques mètres et je la toucherais du doigt. Et mes os craqueront. Et mes organes exploseront.
Enfin la paix me gagne et éclate en moi comme une gerbe de sang. Je n'ai plus de regrets maintenant. Je sais. Et tout le reste n'a plus d'importance. La haine, la colère ruissellent hors de moi, me libèrent enfin de la douleur d'être un homme. Je suis libre de me noyer dans l'horizon cyan qui me contemple. A l'infini.
J'étais un être de sang de chair de faiblesses. Je suis une seconde gelée de mon esprit mourant. Et je sais. Je sais. Le temps s'est suspendu au-dessus du lac de mes entrailles qui se déversent sur le trottoir. Me laissant libre de contempler la science qui est désormais mienne. Pour cette seconde seulement. Mais je sais. Et c'est le plus important.
Et si d'aventure on observait mon visage défiguré par le gravier et le sang séché.
On me verrait.
Sourire.
par Kolia, mardi 25 août 2009 à 15:33 | General
J'ai
Pour te retenir
Trois fois rien
Un sourire.
par Kolia, mercredi 19 août 2009 à 18:48 | General
J'ai rêvé de la vie en mer comme j'ai rêvé de la vie sans toi. Les vagues sont d'une infinie irrégularité. Ce qui rend le spectacle qu'elles offrent universel. Hypnotique. La mer m'apporte ce que tu ne peux pas m'apporter. Elle est présente sans cesse. Elle me rassure quand je la regarde et elle me berce quand je m'endors. La mer et les étoiles sont semblables. On les contemple parce qu'elles nous dépassent. Elles nous grandissent. Elles sont sans limites. Et notre fascination est d'autant plus grande que nous sommes limités. Mortels. Vains. Alors on regarde l'eau s'écraser sur les plages indéfiniment. Et la pensée enfouie de notre fin à venir paraît s'éroder elle aussi. Et même dans ses pires colères. Dans les pires tempêtes que l'océan apporte, il y a un apaisement. L'apaisement de savoir que ça aura une fin. Même si c'est la notre. Et que tout redeviendra comme avant. Et changera, encore.