Learning Lines.

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One, two, three, four, tell me that you love me more.

J'ai fait de la politique au ras des paquerettes.

Au sens propre. :D

Lundi je pars pour Barcelone. (8h30 !)

C & C sont déjà partis.

Je vais bien. Mis à part que ma nouvelle chef de service est une conne sarkoziste. (ou comment passer d'une femme qui lit libé à une femme qui a la chanson de l'aviron bayonnais en sonnerie) (je vous sens compatissants, nan ?)

One, two, three, four, tell me that you love me more.

Cette faculté à ne pas concevoir l'extraordinaire surprenant.

Je vais bien, sinon. (1, 2, 3, 4)

Et toi ? Ça bulle ?

Leslie Feist - 1234

Leslie Feist

You only live once

Les membranes des enceintes vibraient en rythme et faisaient tonner la puissance de la musique dans l'horizon bleu. On pouvait y voir les montagnes se découper sur le ciel, dans un dégradé d'azur incitant à la rêverie. Ils dansaient dans l'herbe. Pieds nus, ils sautaient, couraient, prenaient des postures ridicules. Ils prenaient le temps de vivre dans l'instant. Rien ne les troublait, ni de leur travail, ni de leur famille, ni de leurs amis. Il n'y avait qu'eux, le soleil, et la musique. L'ivresse du bonheur et de la joie. À ce moment, il ne savaient pas quand ni comment, ça avait commencé, ça se terminerait.

Heureux, simplement. Et la seule envie de prononcer ces deux mots qui ne s'entendraient surement pas à cause de la musique.
Je t'aime

« Je est un autre » Arthur Rimbaud.

Beirut - Nantes

You Only live Once

« Mais qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? »

« Les hommes me dégoûtent ! Vous pensez qu'à ça... »

Parce que ta vie n'est pas une tragédie

C'est pathologique.

Je suis un pleine déprime et j'ai une putain d'impression de tout foirer. C'est génial. Enfin j'ai l'habitude. Et je ne peux pas m'empêcherde. Peut-être devrais-je agir ? Expliquer tout de A à Z en disant la vérité. Sauf que ça servirait à quoi ? À rien, sinon peut-être soulager ma conscience, et encore. Ou peut-être que au moins je n'aurais pas les remords de n'avoir rien fait. Pfff, à quoi ça rime ? J'ai l'impression que si je ne fais rien, rien ne se fera. Maybe le problème est là. Vouloir être acteur. (comme ton papa) (enfin pas vraiment). Le problème c'est qu'il faut choisir tragédie, comédie, drame. (je déteste le tragique). Je suis fatigué et j'ai trop de trucs à faire. Que je fais pas, que je fais mal. Je crois l'avoir entr'aperçue dans la rue. Sa silhouette du moins. Assez choquant. Gênant. Un mélange. Je vois vraiment pas pourquoi j'y accorde de l'importance. Je devrais n'en avoir absolument rien à branler, bordel de merde. Fuck. &Ça m'énerve. Ils vont partir l'an prochain et je suis déjà quasiment seul ce sera pire plus tard et ça me fait chier. L'avenir est rose comme un chewing écrasé sur du goudron. Je suis un assez piètre photographe, soit dit en passant. De la necessité d'être révolté.

J-Five feat. Charlie Chaplin - Modern Times

Modern Times

Et j'emmerde Racine.



Et parce que ça ne peut parfois pas prendre plus de qualificatifs. "C'est beau".
Il faut redonner toute sa valeur à la subversion.
C'est parfois si peu recherché.

House of the rising sun

Il marchait rapidemment dans l'herbe. Le soleil faisait briller la journée et réchauffait l'air de sa bonne humeur. Il admirait le paysage sans vraiment y prêter attention. Il avait un peu peur, comme toujours, mais il essayait de se convaincre que tout irait mieux quand elle lui aurait ouvert sa porte, comme toujours.

Moment fatidique. Quatre petits coups sur sa porte & les hurlements hystériques de son chien.

Il la savait très coquette. Il s'essuya énergiquement les pieds sur son paillasson et se prépara à enlever ses chaussures.

Un petit studio vétuste avec un matelas à même le sol, un bar américain, un cheminée faisant office de bibliothèque.

Elle disparut derrière le comptoir de la cuisine, il en profita pour saisir son bloc-note sur la cheminée. Il se tenait debout devant un miroir nu. Il lisait en agitant ses pieds collés l'un à l'autre sous ses chaussettes. Témoins de son interessement. Elle écrivait comme lui. Ou il écrivait comme elle. Pourtant il ne l'avait jamais lue. Et elle non plus.

Il posa son chapeau sur le dossier d'une chaise et s'allongea dans le rayon de soleil venant de la fenètre.

Elle s'assit sur la chaise et posa ses pieds dans le soleil, sur son torse.

...

C'était ridicule. Plus ou moins. La façon de se rencontrer. La façon de se fuir l'un l'autre à grands renforts de prétextes & autres excuses fallacieux. La façon de s'interesser l'un l'autre pour finalement finir comme ça.

J'ai peut-être tort de m'attacher.

Mais je n'en démords pas.

J'essaie de garder les yeux ouverts

Je suis malade. Et donc crevé. J'ai gerbé mes entrailles sur le plancher du salon hier (poésie quand tu nous tient). Avec courbatures, fièvre et délire. Je passe le reste des détails sordides :o).

Et j'ai eu 19 en français, 15/16 au commentaire. (le karma...)

Et jeudi soir Max Romeo ! (!) C'était génial, j'ai ramené une affiche pour compléter ma collection. :p

Enfin bon voilà, ma vie est passionante.

J'essaie de garder les yeux ouverts.

C'était dans l'ensemble une semaine pourrie (à part que j'ai battu Iban au puissance 4) (HA HA !).

(pour changer)

Bon. That's all folks.

The Killers - When you were young

Lost in Translation

J'avais pris la décision de ne plus prendre de décisions jusqu'a jeudi soir. J'espère que ce qui m'est venu après était dû à la fièvre. Ce serait très dommageable sinon. Je sais pas trop quoi faire maintenant du coup. Action ? Reformulation ?
(tout est dans l'titre)

Ses doigts dansent sur les cordes

Une fille géniale et une super amie. :)

Drôle de week-end.

On vit des autres.

En fait. Je peux et je veux aimer. Plein de gens, tous. Mais tous ne peuvent pas m'aimer. That's it. Je suis trop différent. Ce n'est pas de la prétention, bien au contraire, c'est pas quelquechose de facile, ni une volonté de ma part pour être "élitiste" (comme dirait l'autre, en restant poli). C'est encore assez confus. Mais ça a l'air juste. Pour le moment partout où je regarde ça colle assez bien. Plus ou moins.

You're a fugitive but you don't know what you're runnin' away from...

Il y a très peu de choses qui peuvent me rendre vraiment heureux. La musique est de celles-ci.

Cette prodigieuse sensation qui vous prend quand trois accords de guitare de basse de batterie font se pâmer tes oreilles devant la sublîme puissance des vibrations souterraines.

C'est la même quand. Dans un bruit d'ouverture de porte de bus si particulier s'écartent les portes du bus sur un beau visage.

Artic Monkeys - Old Yellow Bricks

You're such a fugitive but you don't know what you're runnin' away from...

The Guitar by PoisonSpider

Lightful drummer

Le plafond fut brièvement éclairé par les phares d'une voiture passant dans l'allée. Il était allongé dans son lit. Ses yeux fixaient le plafond et ils voyaient quelquechose. À travers. Au-delà. Ses pensées s'entrechoquaient dans son crâne et semblaient le placer devant un état de fait inévitable. Elle avait recommencé. Encore. Du moins elle le lui avait dit. Il était terrorisé de pouvoir la perdre. Il aurait voulu faire quelquechose. L'aider. La sauver. Rien. Il ne pouvait rien faire. Il ne comprennait pas pourquoi, et elle non plus. Il se sentait impuissant. Il cherchait quelquechose. Ce qu'il pourrait dire ou faire. La meilleure chose à faire. Mais il ne pouvait rien. Il ne supportait pas. Être inutile. Être un simple spectateur de celle qu'il aimait. Ne pas pouvoir la sauver. Il l'aimait. Elle l'aimait. La serrer fort dans ses bras. Recueillir sa tête contre son épaule. Réconforter sa tristesse. Rien, il ne pouvait rien faire et ça le désespérait, il l'aimait mais ça ne pouvait pas la sauver de son passé, de ses démons, elle fuyait par tout les moyens possibles et elle se détruisait de la même façon, elle était seule dans ses tourments et il était seul dans les siens, il était désemparé de ne pas pouvoir, ne pas pouvoir la guérir. Il souleva tout son corps dans un soupir. Il rabattit violament sa tête en arrière. Le lit souffla.

. . .

Les graviers soulevés par ses chaussures heurtaient le trottoir, ponctuant ses pas de bruits secs. Il marchait au bord de la route dans la nuit noire, guidé seulement par la lumière lointaine d'un réverbère solitaire. Ils étaient partis tout les deux dans la nuit, en discutant bruyamment de l'orientation qu'ils allaient prendre, en lui faisant des signes de main distraits. C'était une belle soirée. Chaleureuse. On entendait au loin les gens plus qu'alcoolisés qui hurlaient et riaient... Ils avaient volontairement fui la surenchère de festivités et d'alcools, mais elle les avait suivi. Jusqu'ici, dans ce modeste parc d'une zone résidentielle isolée. Ils avaient joués. À se porter les uns les autres sur leur dos, à se rouler dans l'herbe, à se poursuivre. À jouer. Il avait l'impression désagréable de jouer. Penser désinvolte où ils pensaient serieux. Il ne pouvait pas vraiment savoir ce qu'elle pouvait penser. Ça n'avait pas grande importance. Quelques notes d'une chanson se mêlèrent à ses mots. Il se mit machinalement à tapoter ses poches. Les notes apparaissaient, plus claires, occultant les mots. Au fur et à mesure, ses pensées se noyaient dans la musique et seuls subistaient la parfaite harmonie des instruments et le battement de son coeur. Régulier.

. . .

Une longue conversation au téléphone. En face de l'océan. Derrière la pluie. Les touches du clavier sonnaient et résonnaient dans le salon et son alcôve vidés par la nuit. Il passa ses mains sur son visage en étirant les paupières et en grattant l'eczema du cou. Il était préoccupé. Il avait toute les réponses mais il avait été incapable de les donner. Il aurait pu la rassurer mais il l'avait doublement inquiétée. Il avait bafouillé comme un con et il ne pouvait pas se le pardonner. Pourquoi cette faute, là maintenant, au moment où il en avait le plus besoin ? La lumière blafarde de l'écran se réflétait dans la pièce et sur son visage, ce qui accentuait ses traits crispés. Au milieu de ce fouillis blanchâtre apparaissait des réponses qui se voulaient sages et rassurantes. C'est l'intention qui compte... Il prit son téléphone sur le bureau, le glissa dans sa poche. Le bruit des touches résonna une dernière fois. La lumière disparut. Les marches craquèrent sur son passage.

. . .

Ses paupières s'ouvrirent doucement. Il était assis dans son lit. Sa léthargie se dissipa peu à peu au milieu d'une odeur de fleurs. Il leva son bras ankylosé et le porta sur la soie blonde qui reposait sur son torse dénudé. Elle sera son autre main dans la sienne.

- « Tricheuse... » Dit-il amusé.

Il respira profondément son parfum en fermant les yeux.

Serein et amoureux.

Venant de DeviantArt mais j'ai pas encore retrouvé l'auteur